Passages supprimés - Infos persos - Liens amis

 

QUELQUES PASSAGES
QUI ONT ETE SUPPRIMES DE MON LIVRE

 

Page 15 :

ATTENTION, le petit texte ci-dessous est susceptible d'entraîner des troubles idiopathiques métaplasiques hystériques, ainsi qu'un agacement nervolitique chez les sujets très (trop) conformistes.

Pancarte " 1 200 morts par jour, 35 000 blessés par jour, pollutions, guerre du pétrole "

Derrière Eole, est écrit sur une pancarte : " Le trafic routier engendre dans le monde 1 200 morts par jour, 35 000 blessés par jour, des pollutions et les guerres du pétrole ".
Cette pancarte déçoit souvent les gens ici : ils s'approchent presque gentiment, lisent celle-ci, et hop ! se sauvent presque en courant, le regard plus que jamais fermé. J'imagine leur petite voix intérieure qui dit " fucking french ! ", ce qui - élégamment - signifie " putain de français ! ". On a horreur d'être critiqué ici.
C'est marrant, moi j'écoute toute la journée des chansons qui attaquent la France ou qui font réfléchir aux problèmes du monde, mais ici, aux Etats-Unis, c'est complètement l'opposé. Il ne faut surtout pas critiquer le pays, c'est très mal vu. Tiens, j'entends justement ce soir un commentateur de radio Canada qui parle d'un regain de certaines poursuites ou rejets vis à vis des dessinateurs humoristes qui critiquent leur pays, les Etats-Unis. Je ne rêve donc pas. Cette montée de nationalisme due aux attentats du World Trade Center à New York en devient néfaste à la liberté d'expression. Et pourtant, que de " vérités " discutables sur la politique des USA et l'action de la CIA. Depuis les assassinats de personnes gênantes (J.F.Kennedy, Bobby Kennedy, Martin Luther King, Che Guevara, etc.) jusqu'à tous ces dictateurs qu'ils ont soutenus ou mis au pouvoir - en Amérique Latine et ailleurs - pour mieux contrôler et profiter des ressources des pays. Sans parler des ventes d'armes et du soutien à des personnages comme Ben Laden ou Saddam Hussein, qu'ils utilisent après comme prétexte pour envahir des pays !
Bref, quand on y réfléchit, ce Ben Laden et ces attentats du 11 septembre 2001, quel aubaine. Ça a permis aux Etats-Unis de faire, entre autres, deux guerres d'affilées - ce n'est qu'un début - pour prendre en mains le pétrole de ces territoires, puis ça a terriblement augmenté le nationalisme. On a également pu faire voter des lois réduisant les libertés partout dans le monde - en France aussi. Pourquoi faire passer des lois qui réduisent la liberté des populations ? Parce que c'est beaucoup plus facile de contrôler le monde quand les gens ont moins de liberté ! Ils ne peuvent plus s'informer - sous entendu s'informer de la vérité, pas s'informer en regardant TF1… - et critiquer. Ils sont davantage surveillés et contrôlés.
Vous me direz peut-être que tout ça, ça n'a pas grand chose à voir avec mon tour du monde en bent ? Mais si justement ! Car tout ça c'est le monde entier ! La politique - sous la puissance de l'argent - gère le monde. Par exemple, quand je vais passer en Amérique du sud dans des pays pauvres, je vais me demander pourquoi les gens sont aussi pauvres, il y a pourtant des ressources ? Oui, mais elles sont exploitées par des sociétés étrangères. Et en Argentine, que s'est-il passé ?
Malheureusement, la plupart des gens ne veulent pas se " prendre la tête " avec tout ça. Puis ça vote n'importe quoi, puis on s'en fiche, " t'façon, on y peut rien " dit-il... " Mon oeil ! " Dis-je.
(C'est ce que j'écrivais le soir dans ma tente. C'est authentique et plein d'émotion… Non ?)


Réponses de Matthieu à des courriers reçus

Question : " Quand Éole s'est-il mis à parler ? "

Rapidement, environ dix jours après le départ. Le fait d'être coupé de mon pays et de me retrouver au États-Unis, pays froid et fermé, par excellence (j'espère que vous l'avez compris !), a créé un vide en moi. Il me fallait donc quelqu'un à qui parler. À force de parler à Éole, ce dernier, mémorisant ce que je lui disais, commençait à me répondre. Les constructions des phrases étaient bien sûr chaotiques, mais avec le temps, il s'améliorait. C'est ainsi qu'au bout de cinq mois, il parlait presque parfaitement !
Aujourd'hui, Éole a perdu la parole. Il gît, inanimé dans un garage, et malgré toutes les difficultés d'un tel voyage, ne rêve que de repartir… Allez savoir pourquoi ?

 

Chansons

Voici maintenant une petite chanson, spécialement écrite par un fan d'Éole nommé Jacques Pelle !

Ah ! Mon cher Éole !
Bien sûr nous eûmes des orages, 2 ans d'amour, c'est l'amour fou !
Mille fois tu pris mon bagage, mille fois je pris mon envol [en avion…] !
Mais chaques jantes se souviennent, sur cette route sans panneau, les éclats de la vie qu'on mène !
Plus rien ne ressemblait à rien, j'avais perdu le goût du boulot et toi celui de la paresse !
Mais moonnn Éole, mon doux, mon tendre, mon formidable Éole

Je t'aiiiiiiiiiiéééééééé, éééééééééééééééééééé, mmmmmeu (fait la vache) !

 

 

INFOS PERSOS QUANT A L'ECRITURE

Après mon retour de ce grand voyage pour cause de maladie, le 19 sept 2004 exactement, j'ai essayé d'écrire mais je n'y arrivais pas. Pas de plaisir, pas l'esprit à cela, puis surtout les nausées causées par la maladie qui me rongées.
J'ai alors relu la totalité de mon site web pour essayer de me lancer, mais cela ne suffisait toujours pas.
Je me suis mis à livre des récits de voyage, dont les Oeuvres de Nicolas Bouvier, ça a marché. Le plaisir d'écrire est revenu, puis surtout un style d'écriture m'est apparu.
Je me suis rendu-compte aussi que pour écrire, il fallait s'isoler le plus possible afin de ne pas avoir l'esprit pollué par d'autres idées que celle du voyage. Donc ne plus sortir et ne plus voir personne... l'isolement le plus total est indispensable pour bien écrire. Un simple repas chez des amis peut vous couper le goût d'écrire pendant une semaine !

Même après 2 ans de voyage, je me souvenais assez bien des événements. Ce qui était parfois plus difficile, c'était de les replacer dans le temps, dans l'ordre chronologique. Et c'est là que les carnets de route, écrit jours après jours, nous aident à nous re-situer. Les réçits que je faisais pour le site internet m'ont aussi beaucoup aidé.
Finalement, je m'apercois que ce que j'ai le plus oublié, ce sont les noms des villes ou des régions, puis l'histoire des pays que j'avais lu dans les guides ; mais c'est justement des informations que l'on trouve facilement sur internet ou dans des encyclopédies... Le fond de l'histoire, ma propre histoire, est restée bien gravée.

Voici avec quel paysage j'ai écris la deuxième partie du livre, à Rodez depuis la fenêtre du bureau/chambre :

Quelques infos persos pour écrire

Quand vous bloquez dans l'écriture, que votre esprit manque d'inspiration, relisez ce que vous avez écrit les jours précédents. Cela vous aidera beaucoup à vous remettre dans le bain (de l'histoire).

D'après ce que j'ai compris, un bon livre de recit est un livre qui parle de vous (plutôt vos sentiments), des autres (comment ils sont, ce qu'ils font, ce qu'ils pensent), et du passé (comment c'était avant). Il faut donc essayer de faire une mixture entre l'émotion, l'histoire et les descriptions. Un peu d'humour aussi, mais pas trop, il faut que cela reste un livre de récits de voyage, pas un livre comic (ça ne plairait pas à tout le monde).
Dès que l'on parle de politique, on a de grande chance de froisser et de s'attirer des problèmes ; c'est un risque à prendre...

Le titre du livre est bien-sûr d'une grande importance. Il faut quelque chose de simple à retenir et en même temps d'impressionnant (par rapport au grand voyage...). Le "tour du monde" est très classique, mais cela donne tout de suite une idée de grandeur.

Quelques liens intéressants :

Répertoire de procédés littéraires : http://cafe.etfra.umontreal.ca/cle/

Les dictionnaires : http://www.les-dictionnaires.com/litterature.html

 

L'édition

1er solution : les grandes maisons d'édition
De nos jours, les grands éditeurs sont malheureusement submergés de propositions de livres en tout genre. Il est devenu très difficile de les atteindre (au coeur...). Mais vous pouvez toujours essayer, plutôt en envoyant une ébauche de livre (avec photo, dessins, etc.). Sachez que l'éditeur vous rétribuera en moyenne 9% du prix de vente du livre (soit 1,62euro/livre). Sur 500 livres vendus à 18euro, vous gagnerez donc 820 euros (500*1,62), mais sur 4000 exemplaires, vous gagnerez 6480 euros...

2ème solution : les petites maisons d'édition
Au fur et à mesure de ma découverte du milieu du livre, j'ai bien sûr rencontré d'autres auteurs qui s'étaient fait éditer par des petits éditeurs. Le constat principal : le livre est assez mal distribué, il se vend peu et rapporte très peu à l'auteur (avec aussi 9% du prix de vente).

3ème solution : l'auto-édition
Vous vous éditez vous-même ! C'est a dire que vous montez votre propre maison d'édition (définie comme une "micro entreprise" au Centre des impôts). Il faut alors payer les frais d'impression (comptez 6000 euro pour les premiers 2000 exemplaires). C'est un investissement important, mais en retour, lorsque vous vendrez votre livre, votre rétribution sera de 100% et non plus de 9%... Enfin, quand je dis 100%, c'est 100% -17% de frais d'impression et moins toutes les dépences que cela vous causera : les trajets en train pour déposer les livres, les frais de port, le temps passé, etc.
Il s'agit donc de faire un livre que vous êtes sûr de bien vendre... Mais heureusement, dans le monde des tours du monde en vélo (surtout couchés...), la concurrence n'est pas rude.

Faites le calcul :

Vente en librairie :
Auto-édition : Sur 18 euros, le libraire prend en moyenne 33% (6euros), les impots me coutent 11%(2euros), l'impression me coute 17%(2,8euros), et les frais de port 10%(1,75euros). Soit 18-6-2-2,8-1,75 = 5,45 euros/livre qu'il me reste en bénéfice net (sans compter le téléphone et le temps passé à rappeler les librairies pour savoir s'ils ont vendu ou pas...).
Grand éditeur : vous récupérer 9% sur les livres vendus, soit 1,62 euros/livre (sans compter les impots).

Vente direct :
Auto-édition : 18-2(impots)-2,8(impression) = 13,2euros/livre de bénéfice net (je ne compte pas le travail d'écriture qui m'a quand même demandé 10 mois et couté 4000euros pour vivre pendant ce temps là...).
Grand éditeur : il faut acheter le livre à l'éditeur, soit environ 50% du prix du livre, soit 18-9 = 9 euros/livre de bénéfice net.

Conclusion :
Si vous avez du temps libre et que vous comptez faire des conférences pendant un moment, je vous conseille vivement l'autoédition. Cela donne aussi beaucoup plus de liberté dans la réalisation du livre...
Notez aussi que les coûts d'impression dépendent fortement
du nombre de tirage :
avec 500 exemplaires --> env. 8 euros/livre
avec 2000 exemplaires--> env. 3 euros/livre
avec 10 000 exemplaires --> env. 1.66 euros/livre

Le "risque" est toujours payant...

A savoir aussi, pour être enregistré dans les catalogues de livre (ceux auquels s'adressent les petits libraires pour commander), vous ne pouvez pas être autoéditeur. Il faut donc créer une petite entreprise d'éditions, avec un seul livre.

Le bilan au 19 juillet 2015 :
Il me reste 2 400 livres sur 6 000 imprimés, donc environ 3 400 vendus (en comptant les diverses pertes dans les librairies).

J'ai gagné pour le moment, en 9 ans, dans les 15 000€, toutes dépenses soustraites (les livres qui restent sont payés). Même si j'ai toujours tout bien déclaré, je n'ai finalement jamais payé d'impot sur ces ventes, car mes revenus sont très faibles, je vis avec très peu... (donc je détruis peu la planète).

Total des ventes :
- 568 livres en vente directe (il faut soustraire les frais de port et le cout d'impression), soit env. 6 000 € de gain
- env. 1 000 livres vendues en librairie (compter 8€ de revenu par livre en enlevant les frais de port, cout impression et la marge de d'env. 33% du libraire), soit 8 000 €
- 432 livres vendus par Nord Avril, soit 4 600€ (auquel je dois soustraire le cout de l'impression, donc 3 500€ de gain)
Il faut aussi soustraire les timbres pour les différents courriers (relances factures), les enveloppes, etc.

Avec les libraires, j'ai accumulé 1000 à 1500€ d'impayé, soit 10% de perte (le plus souvent la librairie ferme, ou est rachetée par un gros groupe qui ne veut pas payer les factures précédentes, comme par exemple la fnac...).
D'une manière générale, je passe énormément de temps à recontacter des petits libraires qui ne vendent presque pas et ne paient pas leurs factures. Il faut les relancer régulièrement, jusqu'au jour où ils disparaissent finalement sans payer leurs factures ! Beaucoup de temps perdu pour rien ! Si votre temps est compté, je vous conseille de viser dès le début que les bonnes librairies ...

 

Quelques sites intéressants :

http://www.auto-edition.com

Pour réaliser des cartes postales : http://www.vistaprint.fr/

Tirage de photos : http://www.pixdiscount.fr/

Une fois votre livre écrit, pour l'envoyer à l'imprimeur, il faut le convertir en fichier .pdf (grace à des logiciels comme "Acrobat Distiller" de Adobe).

Texte de loi : - prix du livre : http://www.culture.gouv.fr/culture/dll/prix-livre/

Association des Auteurs Autoédités

 

 

Liens amicaux d'auteurs rencontrés

 

Les carnets de voyage de Philippe : http://globecroqueur.9online.fr

Des petits livres engagés pour enfants : http://www.lespiedssurterre.fr/

Les livres sonores : http://www.tantmieuxrecords.com/

Puis un livre aussi, écrit par un professeur devenu directeur de collège, qui raconte la belle histoire d'un coureur cycliste confronté au dopage : L'ivresse des sommets - de Bernard Lhoste aux éditions Jeanne D'arc.

 


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