Les Associations Humanitaires.

 

 

Agirabcd : (Association Générale des Intervenants Retraités, Action de Bénévoles pour la Coopération et le Développement)

AGIR abcd regroupe des retraités et pré-retraités volontaires, qui apportent bénévolement leurs compétences professionnelles et leur expérience pour des actions de formation, d'aide et de solidarité en France, dans les pays en voie de développement, en Europe centrale et orientale. L'association est ouverte à toutes les catégories professionnelles, cadres, dirigeants, techniciens, agents de maîtrise, ouvriers qualifiés, artisans, etc., dans tous les secteurs d'activité. A ce jour, elle compte plus de 3000 adhérents répartis dans toutes les régions du territoire national. L'association est, comme beaucoup, bloquée dans son action par le manque de moyen financier. Si vous pouvez l'aider, n'hésitez pas.
http://www.agirabcd.org/
A Lille : AGIRabcd - 23, rue gosselet - 59000 LILLE.

 

Couleurs de Chine :

L' association Couleurs de Chine s'occupe depuis 1998 de parrainages de petites filles des minorités dans le nord de la province du Guangxi en Chine. Dans cette région montagneuse, 1800 enfants ont pu avoir accès à l'éducation grâce à la générosité de nombreux parrains, qui ont accepté de prendre en charge leurs années de scolarité.
50 euros par an et par enfant c'est pas beaucoup pour vous, mais pour eux c'est une énorme chance de s'en sortir dans la vie...
Pour en savoir plus, vous pouvez visiter l'excellent site web : http://www.couleursdechine.org/
Association Couleurs de Chine - 34 route des Haizettes - 78490 Grosrouvre.

 

Enfants Réfugiés du Monde :

ERM est une association qui regroupe des équipes pluridisciplinaires : médicaux, paramédicaux, éducateurs, animateurs, techniciens... agissant pour défendre les Droits de l'Homme et de l'Enfant, dans le respect de l'identité socioculturelle des communautés.
http://www.enfantsrefugiesdumonde.org/

 

 

         Avant mon départ de France, j'avais envoyé env. 25 courriers (avec dossier) pour présenter mon projet, et proposer mes services. Seules les 3 associations ci-dessus ont répondu. Pourquoi ? Le texte ci-dessous peut apporter des réponses :

     Avec l’été voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un mois, des jeunes croient pouvoir découvrir et secourir des populations inconnues et des civilisations ignorées. Ils vont aider des gens dont ils ne parlent pas la langue et méconnaissent les mœurs. Les résultats sont consternants. Tel groupe d’étudiants construit une école au Vietnam alors que pas un ne sait manier la truelle : les murs ne tiennent pas debout. Tel autre va lutter contre le sida en Afrique avec des affichettes représentant des phallus géants : il scandalise la population. Tel autre encore fait du soutien scolaire au Togo pendant les vacances d’été : les lycéens togolais étant aux champs pour gagner un peu d’argent, les tuteurs français ne soutiennent pas grand monde. Et avec le prix d’un seul billet d’avion aller retour Paris – Lomé, on peut faire vivre quatre élèves africains pendant un an.
    Certains de ces jeunes amènent du matériel scolaire inutile ou mal adapté qu’il aurait été moins coûteux d’acheter sur place. D’autres offrent des cédéroms à des écoles qui n’ont même pas l’électricité. Voici trente ans, un ministre français voulait sauver l’Afrique en parachutant des ordinateurs dans la brousse. Mais des petits écoliers africains n’ont toujours pas de quoi acheter des cahiers et des crayons au bazar du coin.
    Les organismes sérieux, comme la Délégation catholique à la coopération, se méfient de cette charité estivale et proposent aux jeunes de vraies missions d’un ou deux ans précédés d’une solide formation. Nombre de congrégations religieuses assaillies de demandes aussi brouillonnes que généreuses, ne savent plus quoi répondre. Il serait dommage de décevoir l’altruisme des jeunes, mais il serait tout aussi regrettable de gaspiller leurs ardeurs par des efforts inutiles et de dilapider leur enthousiasme par des gestes inefficaces.
    Il faudra donc inventer de nouvelles formes de solidarité conciliant spiritualité, générosité, efficacité. Ce sera long et difficile si l’on en juge par le déclin de la persévérance et la montée de l’éphémère. Il y a cent ans, un missionnaire partait pour sa vie entière dans une contrée où l’attendait sa tombe. Il y a vingt ans, un coopérant partait vers un pays où il enseignait durant deux années scolaires. Aujourd’hui des étudiants partent pour un mois, soit la moitié de leurs vacances. Il faudra renverser la vapeur en se souvenant qu’un mois, c’était la durée d’un Paris – Saigon à l’époque des steamers et d’un Paris – Dakar au temps des marines à voiles."


La truelle et le crayon par Odon Vallet, un article paru dans le journal "La Croix".

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